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Analyse des résultats des élections européennes de 2019 (751 sièges)

Allemagne (96 sièges)

Avec une participation de 61.41%, ces élections européennes de 2019 battent de très loin le record de 2014 qui avait atteint 48.1%.

Les électeurs ont sanctionné durement les deux partis du gouvernement de la « Grande Coalition » formée finalement après les élections du 24 septembre 2017.

la CDU/CSU d’une part a été minée par les divergences entre la CDU et la CSU (le parti bavarois). Ce dernier est beaucoup plus conservateur que la CDU. Le résultat en est donc en baisse à 28.86% (-6,70%) et en sièges 29 sièges (-5).

Le SDP est encore plus touché avec 15.42% (-11.42%) et ne conserve que 16 sièges. (-11). Les électeurs ont sans doute sanctionné le SDP pour avoir conclu une alliance avec la CDU/CSU alors que leur tête de liste Martin Schulz l’avait exclu catégoriquement juste après l’élection.

Tous les autres partis principaux (à l’exception de La Gauche « die Linke ») progressent :

Le principal bénéficiaire sont les Verts (« die Grünen ») qui avec 20.53% (+9.83%) et 21 sièges (+10) doublent pratiquement leur score. Le parti tire profit de ne pas être en responsabilité sur le plan national tout en s’acquittant bien du seul gouvernement régional qu’il dirige en Bade-Wurtemberg.

L’AFD (Extrême-droite) s’enracine encore avec 10.97% (+3.93%) et 11 sièges (+4).

Le FDP (Libéral) avec 5.42% (+2.06%) et 5 sièges (+2) progresse également.

Seule parmi les partis d’opposition, la gauche radicale « die Linke » baisse avec 5.50% (-1.89%) et 5 sièges au lieu de 7 en 2014 ce qui est une contre-performance.

Le Tribunal Constitutionnel ayant déclaré anticonstitutionnelle une barre à 5% contrairement au niveau national, s’ajoutent aux partis traditionnels 7 petits partis, dont 4 se sont engagés dans le groupe des verts, 1 celui des conservateurs et un la gauche radicale.

Autriche (18  sièges)

La fin de la campagne des élections européennes en Autriche a été dominée par la révélation par le Spiegel et la Süddeutsche Zeitung d’une conversation enregistrée secrètement entre le Vice-chancelier Heinz Christian Stache, le chef du groupe parlementaire FPÖ Johann Gudenus avec ce qu’il croyaient être une proche d’un oligarque russe en échange d’un soutien financier contre des facilités gouvernementales. Immédiatement, le chancelier (ÖVP) obtient leur démission, mais d’une part, l’ensemble des ministres FPÖ démissionnent et d’autre part le parlement vote une motion de défiance le 27 mai 2019. De nouvelles élections législatives auront lieu sans doute au début septembre 2019.

Cette ambiance survoltée de cette fin de campagne a sans doute ontribué à une mobilisation exceptionnelle se l’électorat autrichien pour des élections européennes avec 59.76% de participation en 2019 contre 45.39% en 2014.

L’ÖVP (Parti Populaire Autrichien) arrive en tête avec 34.55% (+ 7.57%) et obtient 7 sièges (+2) résultat qui est certainement dû à la réaction immédiate et tranchée du Chancelier Sebastian Kurz dans la crise avec le FPÖ.

Le SPÖ (Parti Social Démocrate ) arrive en seconde position avec 24.09% (-0.2%) et conserve ses cinq sièges.

Le FPÖ (Droite extrême) est en troisième position avec 17.20% (-2.52%) et perd un siège et n’en conserve que 3.

Les Verts avec 14,08% (-0.44%) perdent également un siège avec deux euro-députés.

Les NEOS Libéraux) avec 8.44% (+0.34%) conservent leur siège.

L’enseignement de cette campagne n’est pas tant ces résultats,mais la rupture de la coalition entre conservateurs et extrême-droite qui n’aboutira qu’après les législatives de septembre 2019.

Belgique  (21 sièges)

La Belgique votait en trois collèges: le collège francophone avec 8 députés à élire, le collège néerlandophone avec 12 députés et le collège germanophone avec 1 député, soit 21 députés en tout.

Le vote étant obligatoire en Belgique, l’abstention est négligeable.

Les élections législatives ayant lieu le même jour que les élections européennes (le 26 mai 2019), les résultats sont largement comparables.

Ils traduisent un pays politiquement très divisé entre la Flandre très à droite et la Wallonie à gauche, rendant le pays très difficilement gouvernable ce qui explique des négociations de composition gouvernementale exceptionnellement longues.

  • Collège francophone (8 sièges)

Le PS reste le premier parti, mais perd un siège) obtient 26.69% (-2.6% en 2014) et 2 sièges (-1). Ecolo (Verts) devient le second parti avec 19.91% (+8.2%) et 2 sièges (+1).

Le Mouvement Réformateur (Centre droit et Droite) avec 19.29% (-7.28%) et 2 sièges (-1) est le principal perdant du scrutin dans ce collège. De son côté, le Centre Démocrate Humaniste (Centre social Chrétien) réalise  8.94% (-2.1%) et garde son unique siège).

Enfin, le PTB (Communiste) réalise une percée historique avec 14.89% (+9.1%) et  gagne un premier siège.

  • Collège Néerlandophone (12 sièges)

Dans  ce  collège, la droite et l’extrême-droite sont dans leur « pré carré ». Elles  réalisent tant en 2014 qu’en 2019 75% des voix!

Par contre, les 3 listes de droite sont toutes en recul : NVA (Nationalistes) avec 22.44% (-4.23%) et 3 sièges (-1), Open LVD (Libéraux) 15.95% (-4.45%) et 2 sièges (-1) , CSV (Chrétiens-démocrates) avec 14.53% (-5.43%) .

L’extrême-droite (VB) est la grande gagnante avec 19.08% (+12.32%) et 3 sièges (+2)

A gauche, les Verts (Groen) conservent leur siège avec 12.37% (+1.75%) comme le SP (socialistes) avec 10.21% (-2.98%).

Enfin le PTB (communistes) sort de l’anonymat avec 4.95% (+2.55%).

  • Collège germanophone (1 siège)

Le parti CSP (Chrétien-Social) remporte le siège avec 34.94% (+4.94%). Les autres partis sont tous en recul.

Bulgarie (17 sièges)

La participation électorale est en baisse avec 32.64% en 2019 contre 35,84% en 2014.

Le GERB (droite) parti du Premier Ministre obtient 31.07% (+0.67%) et 7 sièges (+1).

La Coalition pour la Bulgarie (Social-démocrate) arrive en seconde position avec 24.26%  en 2019 contre en 2014 18.93% .Elle conquiert 2 sièges avec 5 euro-députés.

Le DPS (Mouvement des droits et libertés) qui représente les turcs et musulmans atteint 16.55% en 2019 contre 17.27% en 2014. Il garde 3 sièges sur les 4 de 2014.

Le VMRO (nationaliste) est à 7.36% en 2019 contre 10.66% en 2014 et garde 1 siège.

Bulgarie Démocratique (centre-droit) obtient 606% en 2019  contre 6.46% en 2014 et conserve son siège.

Chypre (6 sièges)

La participation s’élève en 2019 à 55,01% contre 43.97% en 2014.

La DISY (conservateur) obtient 29.03% (-8.73%) et conserve ses deux sièges.

L’AKEL (communiste) atteint 27.49% (+0.51%) et garde ses deux sièges.

Le DIKO (nationaliste) à 13.80% (+2.97%) conserve son siège.

l’EDEK (Social Démocrate) à 10.58% (+2.89%) garde son siège.

Croatie (12 sièges)

La participation électorale traditionnellement faible aux européennes est quand même en hausse avec 29.86% en 2019 contre 25.24% en 2014.

Toutes les listes sont nouvelles ainsi que les alliances par rapport en 2014.

Le HDZ (droite) recueille 22.72% et prend 4 sièges.

Le Parti Social-Démocrate obtient 18.71% et 4 sièges.

L’extrême-Droite réalise 8.52% et conserve 1 siège.

L’indépendant Mislav Kolakušić atteint 7.89% et garde un siège.

Bouclier Humain (populiste) a 5.66% et garde un siège.

Enfin la coalition « Amsterdam » (gauche) obtient 5.19% et 1 siège.

Danemark (14 sièges)

La participation est passée de 56.3% en 2014 à 66.08% en 2019.

Les formations anti-européennes sont les grandes perdantes du scrutin:  Le Parti Populaire Danois (Extrême-Droite) obtient 10.76%,  perd 15,80% et donc passe de 4 sièges en 2014 à 1 en 2019.  Le  Mouvement populaire contre l’Union européenne passe de 8.10% à 3.70% et perd son siège au Parlement Européen.

Même si le Parti Libéral du Premier Ministre gagne 6.80% à 23.50% et passe de 2 à 4 sièges, son allié du Parti Populaire Conservateur perd 2.90% à 6.18% (même s’il conserve son unique siège).

Mais surtout, ce sont l’ensemble des formations du « Bloc Rouge » qui progressent: La Social-Démocratie avec 21.48% (+2.40%) qui conserve ses 3 sièges, Le Parti Populaire Socialiste avec 13.23% (+220%) qui passe de 1 à 2 sièges, le parti social libéral danois à 10.07% (+3.60%) passant également de 1 à 2 sièges et enfin un nouveau venu au Parlement Européen le Parti de l’Unité (extrême-gauche) qui obtienne un siège avec 5.51%.

Cette progression générale des formations du « Bloc Rouge »  face au « Bloc Bleu » (pour adopter la terminologie danoise) avec l’effondrement des formations anti-européennes était de bonne augure pour les élections législatives du 5 juin 2019 ce qui s’est effectivement passé et a abouti à la formation d’un gouvernement minoritaire  dirigée par la social-démocrate Mette Frederiksen avec l’apui de tous les partis du « Bloc Rouge ».

Espagne (54 sièges)

En Espagne, les élections européennes ont nettement plus mobilisé qu’à l’habitude,  puisque le taux de participation s’est établi à 60.73% en hausse de 21%. Ce taux de participation peut s’analyser comme une manifestation de soutien aux socialistes

Le PSOE obtient 32.84%  (+9.85% par rapport à 2014) et 20 sièges sur 54 (+6 sur 2014). A l’inverse le principal parti de la droite, le PP (Partido Popular) recueille 20.15% (-5.94%) et 12 sièges (-4).

Les centristes de Ciudadanos  atteignent un bon résultat 12.18% (+9.02%) et 7 sièges (+5). A l(inverse, Unidas Podemos, seule liste de la gauche radicale en 2019, réalise 10.07% contre 18.01% pour ses deux listes de 2014 et perd donc 5 sièges sur les 11 de 2014.

L’extrême-droite Vox entre au parlement européen avec 6.21% et 3 sièges loin derrière ce que d’aucuns lui prédisaient. Enfin les partis indépendantistes obtiennent 5 sièges (+3) pour deux listes.

Cette claire victoire du PSOE devra se concrétiser au niveau de la formation d’un gouvernement national ce qui ne sera pas une mince affaire!

Estonie (6 sièges)

Les élections européennes ont lieu plus de 2 mois après  les élections législatives du 3 mars 2019.

La participation électorale en 2019 s’établit à 37.6% contre 36.52% en 2014.

Le Parti de la Réforme d’Estonie( libéral de centre droit) arrive en tête avec 26.24% (+1.9%) et conserve ses deux sièges.

Le Parti Social-Démocrate progresse nettement avec 23.29% (+9.7%) et obtiendra 2 sièges en cas de « Brexit » soit un de plus.

Le Parti du Centre perd 8 points avec 14.39% et conservera son siège au Parlement Européen.

Le Parti Populaire Conservateur obtient 12.72% (+ 8.7%) et prend un siège.

Enfin, le parti Isamaa (Conservateur) avec 10.29% (-3.6%) conserve son siège

Finlande (13 sièges)

Les élections européennes du 26 mai 2019 se sont placées pendant la période de formation du gouvernement suite aux élections législatives du 14 avril 2019 qui aboutiront à la formation d’un gouvernement de gauche et de centre gauche dont le Premier Ministre est le social-démocrate Antti Rinne.

La participation électorale s’établit à 40.70% en 2019 soit pratiquement la même qu’en 2014.

Arrive en tête le parti de la Coalition nationale (conservateur libéral) avec 20.80% (-1.80%) qui conserve ses 3 sièges.

Le Parti du Centre baisse de façon importante avec 13.50% (-6.1%) et passe de 3 euro-députés en 2014 à 2 en 2019. Le Parti Populaire Suédois de Finlande avec 6.30% subit une légère baisse de 0.4%, mais conserve son siège.

A gauche, la ligue Verte progresse de manière importante avec 16% (+6.7%) et passe donc de 1 à 2 sièges. Le Parti Social-Démocrate progresse également de 2.3% à 14.60% et garde ses deux sièges. Enfin l’Alliance de Gauche avec 6.90% perd 2.4% mais conserve son siège.

Enfin, à l’extrême-droite, le parti des Vrais Finlandais avec 13.8% progresse de 1% et garde 2 sièges tout en étant totalement isolé sur la scène politique finlandaise.

France (74 sièges)

Ces élections européennes en 2019 ont été marquées par le retour à une circonscription nationale unique au lieu de 8 circonscriptions régionales ce qui a rendu plus lisible les résultats politiques.

Paradoxalement, toutes les formations politiques ont été déçues par les résultats à différents degrés bien sûr.

La participation électorale est en hausse avec 50.12% en 2019 contre 42.43% en 2014.

6 listes ont dépassé le seuil de 5% nécessaire pour être représentées.

Arrive en tête le RN (Extrême-droite) avec 23.34% (-1.52%) et 22 sièges (-2). Cette perte montre que le « plafond de verre » n’est pas brisé par le RN.

La République en marche (REM) unie au MoDem atteint 22.42% et 21 sièges. Ce résultat marque l’échec de l’objectif présidentiel de dépasser le RN. Il est à comparer avec le premier tour de l’élection présidentielle de 2017 (24.01%).

Les Verts sont en troisième position avec 13.48% (+3.07%) et 12 sièges (+6). Ce résultat est satisfaisant, mais néanmoins moins qu’espéré par les dirigeants verts.

L’Union de la droite et du centre subit une défaite historique avec 8.48% (-12.33%) et 8 sièges (-12). La droite a perdu sur son aile gauche au profit de la REM et sur son aile droite au profit de listes dissidents (Duont-Aignan et Asselineau quand ce n’est pas le RN) La radicalisation du discours de la droite qui en venait à suivre une ligne similaire au RN aura rejeté la droite modérée. Cette défaite a abouti à la démission de Laurent Wauquiez et une élection aura sans doute lieu à l’automne.

La France insoumise, nouvelle liste obtient 6.31% et 6 sièges très loin du 19% des présidentielles. Manifestement, la liste a pâti des frasques de Jean-Luc Mélenchon et un peu de la concurrence du PCF. Cette à cet échec retentissant, des fissures aparaissent au sein de la France insoumise.

Ferme la marche la liste du PS et de Place Publique qui obtient 6.19% (-10.69%) et 5 eurodéputés (-8 sièges). Après avoir subi une défaite historique à la présidentielle en ayant présenté un candidat non social-démocrate (6.30%)Benoît Hamon, la direction nationale sous la responsabilité personnelle d’Olivier Faure a choisi de présenter une liste qui gommait tous les aspects sociaux-démocrates en disparaissant sous la conduite de Raphaël Glucksmann. La liste a évidement pâti du refus d’union de Benoît Hamon, des Verts et des communistes.

Grèce (21 sièges)

La participation électorale a atteint 58.76% contre 59.97% en 2014

La Nouvelle Démocratie (Droite) progresse nettement avec 33.12% (+10.40%)  et 8 sièges (+3).

Syriza (Gauche Radicale) du Premier Ministre Alexis Tsipras est largement distancée avec 23.76% (-2.81%) et garde ses 6 sièges. Elle paye là son discours radical de la campagne de 2015 suivi d’une politique d’austérité imposée par la Commission Européenne.

La coalition « Pour le changement » initiée par le PASOK (socialistes) obtient 7,72% et obtient 2 sièges.

Le Parti Communiste obtient 5.35% (-0.76%) et garde ses deux sièges.

Aube Dorée (Extrême-droite) avec 4.88% (-4.51%), cède 1 siège et en garde 1.

Enfin, Solution Grecque (Droite) nouvelle liste avec 4.18% gagne un siège.

Hongrie (21 sièges)

La participation électorale a bondi de 28.9% en 2014 à 43.48%

Le Fidesz KDNP de Victor Orban dont les positions sont ouvertement nationalistes et racistes obtient la majorité absolue avec 52.56% (+1.08%) et 13 sièges (+1).

La liste Jobbik (extrême-droite) avec 6.34% (-8.33%) et perd un de ses deux députés.

La seule opposition importante est celle de la Coalition Démocratique conduite par les sociaux-démocrates qui obtient 16.05% (+6.30%) et 4 sièges (+2).  S’ajoute l’ancien parti communiste MSZP qui atteint 6.61% (-4.29%) et 1 siège (-1).

Enfin, la liste Momentum (centre) atteint na Fail9.93% et conquiert 2 euro-députés

Irlande (11 sièges)

La loi irlandaise prévoit 3 circonscriptions ce qui explique une répartition non totalement proportionnelle des sièges.

La participation électorale est en baisse avec 49.68% en 2019 contre 51.6% en 2014.

Le Fine Gael (centre) obtient 29.60% (+7.3%) et 4 sièges (+1).

Le Fianna Fail (centre droit) avec 16.60% (-5.7%)  garde son siège.

Le Sinn Fein en alliance avec des indépendants arrive à recueillir 34.8% et 4 sièges

Le Parti Vert avec 11.40% (+6.5%) conquiert 2 sièges.

Les travaillistes pour la deuxième fois n’ont aucun siège.

 

Italie (76 sièges)

Un peu plus d’un an après les élections législatives du 4 mars 2018 se sont déroulées les élections européennes.

Contrairement à la majorité des états européens, la participation électorale est moindre qu’en 2014. Elle s’élève en 2019 à 54.50% contre 57.22% en 2014.

La Lega (Extrême-droite) arrive en tête avec 34.26% (+28.12%) et obtient 28 sièges (+24)

Le Parti Démocrate (centre-gauche) est en seconde position avec 22.74% (-18.03%) et conserve 18 sièges (-12).

Le Mouvement 5 étoiles (populiste) obtient la troisième place avec 17.06% (-4.11%) et garde 14 sièges (-3).

Forza Italia (droite) arrive en 4ème position avec 8.78% (-8.06%) et 7 sièges (-6 sièges).

Enfin, Frères d’Italie (droite) est 5ème avec 6.45% (+2.48%) et 6 sièges (+6) et récupère les 6 sièges perdus par Forza Italia.

Au vu de ces résultats, Matteo Salvini, décide de démissionner et demander de nouvelles élections pour profiter de l’avancée de son parti. Rien n’est moins sûr actuellement.

Ce faisant, les deux pays européens  principaux où le « cordon sanitaire » contre l’extrême-droite avait été rompu (Autriche et Italie) se retrouvent sans cette coalition.

Lettonie (8 sièges)

La participation électorale est faible, même si elle est plus importante qu’en 2014: 33.53% en 2019 contre 30.03% en 2014.

Malgré une forte baisse, la liste « Unité » (Libéral-Conservateur) arrive en tête avec 26.24% (-19.95%). Elle ne conserve que 2 sièges en 2019 sur les 4 de 2014. La liste libérale et pro-européenne « Développement /Pour, nouvelle venue récupère 12.42% et obtient 1 siège.

La liste nationaliste « Alliance Nationale » réalise 16.40% (+2.15%) et garde son siège.

La liste sociale-démocrate « Harmonie » qui défend la minorité russe obtient 17.45% (+4.41%) gagne un deuxième siège.

L’Union Russe de Lettonie atteint 6.24% (-0.14%) et garde son siège.

Par contre, l’Union des Verts et des Paysans avec 5.92% (-2.92%) perd son siège au Parlement Européen.

Lituanie (11 sièges)

La participation électorale s’est établie à 53.48% nettement plus forte qu’en 2014 où elle n’avait atteint que 47.31%.

Les Chrétiens-démocrates « Union de la Patrie » arrivent en tête avec 19.74% (+2.35%) et gagnent 1 siège avec 3 euro-députés.

Les Sociaux-Démocrates réalisent 15.88% (-1.39%) et conservent leurs deux sièges.

L’Union Lituanienne Agraire et des Verts (qui mènent le gouvernement avec les sociaux-démocrate) arrive en troisième position avec 12.56% (+5.94%) et gagne un siège avec deux euro-députés.

Le Parti du Travail (centriste et populiste) conserve son siège avec 6.99% (-3.84%).

Le Mouvement Libéral de la République de Lituanie est le grand perdant du scrutin avec 6.59% (-9.93%) et perd un siège (sur 2).

Il reste deux nouveaux partis qui ont un siège chacun avec 651% et 5,50%.

Luxembourg (6 sièges)

La participation électorale est très forte comme traditionnellement au Luxembourg (84.24%).

Le Parti Social-Chrétien Social subit une défaite très sévère passant de 37.66% à 21,10% et de 3 à 2 sièges. Pour la première fois depuis 1966, il devient le second parti après avoir été rejeté dans l’opposition en 2013.

Il est dépassé par le Parti Démocrate du Premier Ministre Xavier Bettel  avec 21,43% (+6.56%)  qui obtient le siège perdu par le PSC avec 2 sièges.

Les deux autres partis de la coalition gouvernementale progressent  Les Verts avec 18.91% (+3.9%) le LSAP (socialistes) avec 12.21% (+0.48%) conservent leur siège.

Malte (6 sièges)

La participation électorale en 2019 s’élève à 72.70% contre 74.81%.

Le Parti Travailliste au pouvoir obtient 54.29% en 2019 contre 5339% en 2014 et gagne 1 siège avec 4 sièges.

Son adversaire, le Parti Nationaliste, atteint 37.90% (-2.12%) et perd un siège avec 2 sièges.

Pays-Bas (26 sièges)

Le scrutin a eu lieu le 23 mai 2019. La participation a été très basse è 41.93%, en hausse cependant de 4% sur 2014.

Le paysage politique des Pays-Bas est très morcelé et complexe. Depuis les élections législatives, le pays est gouverné par une coalition quadripartite de droite.

Les grands gagnants  de ce scrutin ont été les travaillistes de Frans Timmermans largement en tête avec 19.01% (+ 9.61%) et 6 sièges (+3)

Si le parti (libéral conservateur) du Premier Ministre  Mark Rutte progresse à 14.64% (+2.62%) et passe de 3 à 4 sièges, les trois autres partenaires reculent : les deux partis chrétiens le CDA avec 12.18% (-3%) perd un siège de 5 à 4 et les réformés avec 6.93% (-0.84%) qui conservent 2 sièges. Mais c’est surtout Démocratie 66 (centre-droit) qui n’atteint que 7.09% (-8.39%) et 2 sièges au lieu de 4.

Le parti ouvertement raciste de Geert Wilders s’effondre à 3.53% (-9.79%) et perd ses 4 députés ce qui est une excellente chose: mais le nouveau parti « Forum pour la Démocratie récupère de ses voix evec 10.96% et 3 sièges.

A gauche de l’échiquier politique, outre les travaillistes , la Gauche Verte progresse avec 10.90% (+3.92%) et passe de 2 à 3 députés. Par contre, le SP (extrême-gauche) baisse à 3.37% (-6.92%)  et perd ses deux députés.

Le parti travailliste va pouvoir prétendre au retour aux affaires du pays.

Pologne (52 sièges)

La participation  électorale en 2019 progresse de façon spectaculaire avec 45.68% contre 23.83% en 2014!

Le retour au pouvoir de Droit et Justice en 2015 a entraîné une radicalisation de la vie politique polonaise d’autant plus que la politique réactionnaire du gouvernement des frères Kaczynski suscite les plus vives inquiétudes au niveau européen pour la vie démocratique de la Pologne.

Les élections européennes ont été dominées par la confrontation de deux blocs:

  • le bloc Droit et Justice obtient 45.38% (+13.60%) et 27 sièges (+7). La coalition PolEXIT (extrême-droite) qui comptait 7 députés les perd au profit de Droit et Justice.
  • Le bloc Coalition Européenne comptait tous les autres partis représentés et obtient 38.47% et 22 sièges. Les sociaux-démocrates de cette liste sont au nombre de 5.
  • Une nouvelle liste avec une partie des sociaux  démocrates intitulée « Printemps » obtient 6.06% et 3 euro-députés.

Ces résultats laissent prévoir une bataille une bataille acharnée lors des élections législatives du 13 octobre 2019.

Portugal (21 sièges)

Au Portugal, les élections européennes ont très peu mobilisé, seuls 30% de l’électorat a voté ce qyu est en hausse par rapport à 2014.

Les socialistes au pouvoir ont largement dominé le scrutin avec 33.38% (+,1,91). et un siège en plus  soit 9 sièges sur 21. La droite divisée en deux  listes  (PSD et CDS) obtient en tout 7 sièges (-1 siège) et  apparaît désorientée. Quant à la gauche radicale, elle est aussi divisée en deux listes (Bloc de Gauche et CDU) elle plafonne à 16% et obtient en tout 4 sièges.Enfin, l’extrême-droite n’a aucun écho au Portugal.Les socialistes alliée à la gauche radicale semblent bien partis pour les législatives d’octobre 2019.

Roumanie (33 sièges)

La participation électorale est en large augmentation puisqu’elle atteint 51.20% en 2019 contre 32.44% en 2014.

Le Parti National Libéral (droite) arrive en tête avec 27% (+12%) et 10 sièges (+4).

Le Parti Social-démocrate de la Première Ministre Viorica Dancila subit une nette défaite avec 22.5% (-15.1%) et 9 sièges (-7 sièges). Il paye là son alliance avec le Parti libéral. Par ailleurs, la nouvelle formation social-libérale Pro Romania de l »ancien premier ministre Victor Ponta atteint 6.4% et 2 sièges. Elle s’inscrit au groupe S§D au Parlement Européen.

Alliance 2020 (libéral) qui est une nouvelle liste arrive en troisième position avec 22.4% et 8 sièges.

La liste Mouvement populaire qui soutient l’ancien président Traian Basescu obtient 5.8% (-0.4%) et conserve ses deux sièges.

Enfin, l’Union Démocrate Magyare  rassemble 5.2% (-1%) et garde ses deux sièges.

Royaume-Uni (73 sièges)

Les élections européennes de 2019 n’auraient pas dû avoir lieu du fait de la victoire du Brexit le 23 juin 2016. Mais l’interminable feuilleton de sa préparation chaotique ont fait  qu’elles ont dû avoir lieu le 23 mai 2019. Les députés britanniques ne seraient élus que jusqu’au 31 octobre 2019… sauf coup de théatre toujours possible!!!

La participation a été de 36.90% en 2019 contre 34.19% en 2014 dans ces élections qui étaient extrêmement importantes pour l’avenir du pays.

Ces élections de 2019 ont favorisé les partis aux options claires: Parti du Brexit et Libéraux-démocrates et été une nette défaite pour les partis aux options hésitantes: Conservateurs et Travaillistes.

Le Parti du Brexit qui a remplacé l’UKIP a obtenu 30.74% contre 26.60% en 2014 pour l’UKIP et 29 sièges contre 24 sièges en 2014.

Les Libéraux-Démocrates sont arrivés à 19.75% en 2019 contre 6.61% en 2014 et 16 sièges contre 1 en 2014.

Les travaillistes tombent à 13.72% contre 24.43%) et à 10 sièges contre 20 sièges. Jeremy Corbyn par ses positions gauchistes et les divisions internes sur le brexit ont fait le reste!

Les Verts et les Régionalistes progressent notablement grâce  à leurs positions anti-brexit: les Verts obtiennent 11.76% (+4.85) et 7 sièges (+3), Le Parti National Ecossais réalise 3.50% (+1.13%) et 3 sièges (+1)

Les Conservateurs subissent une véritable déroute avec 8.84% (-14.21%) et 4 députés (-15) qui entraîne la chute définitive de Theresa May et la venue de Boris Johnson  (brexiter dur) qui est pratiquement privé de majorité au Parlement.

Quatre autres partis régionalistes (pro et anti brexit) ont un siège chacun.

Slovaquie (14 sièges)

Le taux de participation s’élève à 22,74% en 2019 contre 13.05% en 2014.

Le PS-SPOLU (social-libéral) qui est une nouvelle liste, arrive en tête avec 20.11% et 4 député.

Le SMER (social-démocratie) baisse avec 15.72% (-8.37%) et 3 sièges au lieu de 4 en 2014. Cette importante baisse est « normale » vu la crise gouvernementale qui a abouti au remplacement de Robert Fico par Peter Pellegrini, beaucoup moins nationaliste et le résultat de l’élection présidentielle récente qui a vu la défaite du candidat social-démocrate.

La troisième formation  » Notre Slovaquie » (extrême-droite) atteint 12.07% (+10.34%) et conquiert 2 sièges.

Les Chrétiens Démocrates arrivent à 9.69% (-352%) et conservent leurs deux sièges.

Deux autres partis conservateurs complètent le spectre politique slovaque au Parlement Européen: d’une part Libertés et Solidarité avec 9.62% (+ 2.96) et gagne 2 sièges (+1)  et la liste « des gens ordinaires » qui réalise 5.25% (-2.21%) et garde son siège.

Slovénie (8 sièges)

La participation électorale est de 28.32% en 2019 contre 24.55% en 2014.

Le SDS-SLS (Centre droit) obtient 26.43% (+1.63%) et 3 sièges (-1).

Les Sociaux-Démocrates atteignent 18.56% (+10.56%) et 2 sièges (+1).

La liste du Premier Ministre Marian ^Sarec (Centre-Gauche), nouvelle venue, obtient 15.57% et 2 sièges.

Nouvelle Slovénie (Centre-droit) réalise 11.07% (-5.55%) et conserve son siège.

Levica (éco-socialiste) avec 6.34% n’obtient pas de siège.

Le parti des retraités avec 5.34% (-2.42%) cède son siège.

Suède (20 sièges)

Les élections européennes  se sont déroulées dans un contexte politique insolite. En effet, à l’issue des élections législatives du 9 septembre 2018, ni la gauche, ni la droite qui se talonnent n’ont eu de majorité. Aucune  des deux ne voulait  d’alliance avec l’extrême-droite. Après une crise de quatre mois et quatre votes, un gouvernement formé in-extremis formé par le parti Social-démocrate et les Verts avec le soutien de deux partis du bloc « bourgeois » et l’abstention du parti de gauche.

La participation est en hausse; 55.27% en 2019 contre 51.07% en 2014.

Le Parti Social-Démocrate obtient 23.48% (-2.70%) et conserve ses 5 sièges.

Trois partis de la Droite et du Centre progressent: Les Modérés avec 16.83% (+3.18%), le Parti du Centre avec 10.78% (+4.30%) et les Chrétiens-Démocrates avec 8.62% (+2.69%) gagnent chacun un siège avec respectivement 4, 2 et 2 sièges. Par contre, les Libéraux baissent à 4.18% (-5.79%)  et perdent un de leurs deux sièges.

A l’extrême-droite, les Démocrates de Suède augmentent avec 15.34% de 5.68% et passent de 2 à 3 euro-députés.

A gauche, outre le parti social-démocrate et ses 5 députés, les Verts avec  11.52% baissent de 3.89% et perdent 2 députés sur 4. le Parti de Gauche gagne 0.50% avec 6.80%, et garde son unique député. Enfin l’initiative féministe avec 0.77% perd 4.69% et son unique député.

République Tchèque (21 sièges)

La participation électorale est passée de 18.20% en 2014 à 28.72% en 2019.

La liste Ano (oui en tchèque, Centre droit populiste) obtient 21.18% (+5.5%) et 6 sièges (+2).

L’ODS (conservateur libéral) arrive à 14.54% (+6.87%) et à 4 sièges ‘+2)

Le Parti Pirate Tchèque est en troisième position avec 13.95% (+9.17%) et conquiert 3 sièges.

TOP 09 (conservateur libéral pro-européen) avec 11.55% (-4.30%), perd un siège et n’en garde que 3.

Le SPD tchèque (extrême-droite) est une nouvelle liste qui obtient 9.14% et 2 sièges.

Les Chrétiens-Démocrates atteignent 7.24% (-2.71%) et 2 sièges (-1).

Enfin ferment la marche les deux partis de gauche en très forte baisse soit Le Parti Communiste avec 6.94% (-4.04%) et 1 siège (-2) et le Parti Social-Démocrate avec 3.95% (-4.26%) et qui perd ses 4 sièges.

Analyse globale

Pendant la campagne pour les élections européennes, les mass-médias nous ont abreuvés et rabâchés comme des vérités premières quelques éléments qui n’ont malheureusement  pas été combattues: Le tableau ci-dessous fait litière de ces affirmations analysées  après ce tableau.

SD T Comp % N
Espagne 20 54 6 32,84 9,85
Pays-Bas 6 26 3 19,01 9,68
Pologne 8 52 3 2
Bulgarie 5 17 2 24,26 5,33
Croatie 4 12 2 18,71
Estonie 2 7 1 23,29 9,7
Slovénie 2 8 1 18,56 10,56
Lettonie 2 8 1 17,45 4,41
Hongrie 5 21 1 22,06 2,1 2
Portugal 9 21 1 33,08 1,1
Malte 4 6 1 54,29 0,9
22
Danemark 3 14 0 21,48 2,48
Finlande 2 13 0 14,6 2
Luxembourg 1 6 0 12,21 2,3
Autriche 5 13 0 23,89 -0,2
Grèce 2 21 0 7,72 -0,3
Suède 5 20 0 23,48 -0,71
Lituanie 2 11 0 15,88 -2,35
Chypre 1 6 0 10,58 2,89
Irlande 0 13 0
Belgique 3 21 -1 -1
Slovaquie 3 14 -1 15,72 -8,37
Rep;Tchèque 0 21 -4 3,95 -4,24
Roumanie 11 33 -5 28,7 -8,7 2
France 5 76 -7 6,18 -10,69
Royaune-Uni 10 73 -10 13,72 10,71
Allemagne 16 96 -11 15,42 -11,42
Italie 18 76 -12 22,74 -18,03
-55
2019 2014
PPE 182 221 -39
PSE 154 191 -37
ALDE 108 67 41
Verts 74 50 24
518 529 -11
ED 73 48 25
Eurosceptiques 62 70 -8
GUE 41 52 -11
NI 57 52 5
233 222 11

 

La première de ces affirmations péremptoires était que l’euroscepticisme gagnait irrésistiblement  l’Europe et allait disloquer cet ensemble. Le tableau montre l’inanité de cette affirmation:

Sur les 751 sièges attribués au Parlement Européen avant la date supposée du Brexit (311019), les groupes pro-européens (ensemble PPE/PSE/Verts/Libéraux) représentent 518 sièges soit 68.97% en 2019 contre 529 en 2014 (70,43%) . Certes la barre symbolique des 70% n’est pas atteinte, mais la marge est faible. J’ai classé  les autre groupes Extrême-Droite, ECR, GUE et non-inscrits ensemble ce qui est certes arbitraire, mais qui donne une tendance.

La deuxième affirmation est l’ascension irrésistible de l’extrême-droite en Europe. L’extrême-droite avait en 2014 48 euro-députés sur 751 soit 6.39%, en 2019 ce nombre est passé à 72 soit 9.58% ce qui est une progression importante, mais exclusivement liée à l’Italie!.

La  troisième affirmation malheureusement reprise dans notre parti serait le recul inexorable de la sociale-démocratie partout en Europe.  Cette affirmation prend naissance sur le recul réel du PSE de 192 sièges à 154, mais elle  est contredite par la réalité chiffrée.  Sur les 28 états européens, la sociale-démocratie  progresse dans 11 pays, est stable dans 9 pays et régresse dans 8 pays.

Parmi les huit états qui régressent se trouvent d’une part les quatre pays les plus peuplés d’Europe soit l’Allemagne, la France , le Royaume-Uni  et l’Italie eet d’autre part le triangle Prague, Bucarest et Bratislava.

Quant à la Belgique, le recul est léger (1% et un député) .

Pour commencer par la première catégorie de pays, celle des plus peuplés (Allemagne, France, Royaume-Uni et Italie) qui concentrent la plupart des pertes de la Social-démocratie (40 députés) s’ajoute aux causes nationales du recul une cause supplémentaire: il semble bien que les opinions publiques et dirigeants de ces pays soient persuadés par les médias soit de diriger l’Europe (Allemagne , France) , soit de se passer de l’Europe (Royaume, Italie).

En ce qui concerne le triangle Roumanie-Slovaquie-République Tchèque, il semble que ce soit des alliances gouvernementales sans idéologie sociale démocrate qui sont sanctionnées à l’inverse de la Hongrie et de la Pologne.

Regardons les autres forces politiques:

Le PPE (droite) passe de 221 députés en 2014 à 192 en 2019. Cette perte concerne paradoxalement les quatre pays cités pour les pertes du PSE.

Trois partis européens progressent grâce sans doute à un socle idéologique solide: les libéraux, les Verts et l’extrême-droite,

Mais leur problème est de savoir rassembler.

Nouveau Parlement européen

Lea deux partis qui traditionnellement gouvernent l’Europe, le PPE et le PSE  ont obtenu en 2019 moins que la majorité absolue, soit  182 +154= 336 au lieu des 221+191=412 de 2014.

Les deux partis devaient donc trouver un partenaire par mi les deux partis pro(européens que sont les Verts (72) et les Libéraux (108 sièges). le choix a été vite fait. Les libéraux étaient plus nombreux, plus fiables et  bénéficiaient du Président de la République Français.  Celui-ci a négocié avec Angela Merkel un soutien à Ursula Van der Leyen etChristine Lagarde, deux personnalités de droite confirmant ainsi son enracinement à droite.

Ursula von der Leyen a obtenu 383 voix soit une perte sur l’ensemble des groupes PPE, PSE et Libéraux d’une soixantaine de voix provenant sans doute de la gauche du PSE, laquelle a été affaiblie par les résultats des listes des grands « pays » Les deux eurodepités socialiste français ont voté contre, mais ils ne comptent pour rien au parlement.

 

 

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